La lettre de la collégiale

Télécharger la lettre n°5 – mars 2017

Télécharger la lettre n°4 – décembre 2016

Le dernier festival a été, encore une fois, l’occasion de vivre des moments exceptionnels dans notre magnifique collégiale.

Qu’il me soit permis de rappeler surtout les moments les plus forts. Tout d’abord, le Magnificat de Jean-Sébastien Bach et la première partie du Messie de Haendel magistralement dirigés par M. Fernando Géraldès et qui ont soulevé l’enthousiasme du public.

Un autre moment fort fut le concert de l’Ensemble Djanam qui nous a emmené des Balkans au Caucase. Là encore les artistes nous ont fait passer de la nostalgie à la joie d’une fête populaire au meilleur sens du terme.

C’est l’Âme des peuples que nous avons entendue, dans sa meilleure expression. L’assemblée nombreuse a été transportée par cette ambiance Jubilatoire. Une expérience que nous souhaitons renouveler.

Je citerai ensuite François et le Chemin du Soleil, le magnifique film de Zefirelli consacré à Saint François qui a touché un nombreux public très heureux de voir ou revoir ce chef-d’œuvre qui n’a pas vieilli.

Le concert de l’Ensemble Diabolus in musica a, lui aussi, ravi le public qui s’est laissé emporter au temps de Saint Louis par les voix superbes des chanteurs de cet ensemble de renommée internationale.

Il est vrai que ces œuvres trouvaient parfaitement leur place dans la collégiale. A l’avènement de Saint Louis, la nef de la collégiale venait juste d’être construite.

Nous n’oublierons pas Mozart et les deux Thérèse ni le Petit Chœur de Fabrice Sansonetti ni le concert-veillée aux bougies qui nous ont aussi apporté de belles joies.

Cela dit, nous avons souffert, comme bien d’autres des difficultés causées par les intempéries qui ont sans doute dissuadé un certain nombre de personnes de venir, surtout en soirées.

Nous avons aussi dû subir une baisse des subventions alors même qu’on nous avait assuré d’une hausse… ce qui, vous pouvez l’imaginer, nous a mis en difficulté.

L’époque semble donc difficile pour la culture alors même que c’est une richesse fondamentale pour affronter les problèmes qui ne vont pas manquer de venir…
C’est, en effet, toujours sur le fond du contexte culturel que sont prises les décisions qu’elles soient politiques, économiques ou sociales et celui-ci conditionne évidemment celles-là.

La culture n’est pas un luxe ; c’est une nécessité.
Les manifestations culturelles sont aussi des moments forts de rencontre et de communion indispensables dans notre société individualiste.
C’est d’autant plus vrai pour celles qui proposent d’éléver le regard et d’écouter, au-delà de soi-même, l’autre et peut-être le Tout-Autre.
Avec votre soutien et votre aide, nous allons continuer d’essayer de le faire.

Michel Vauthrin, Directeur artistique fondateur

Télécharger la lettre n°3 – avril 2016

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Chers Amis, Bonjour,

Nous vous présentons le programme du prochain festival qui tournera autour du thème des saints qui ont nourri notre culture, notre spiritualité et notre imaginaire. En effet, ils ont suscité bon nombre d’œuvres d’art et de musiques tout au long des siècles de la vie de l’Eglise. Nous commencerons par le Magnificat qui comme chacun le sait, est le chant de louange de la Vierge, dans la version musicale de Jean-Sébastien Bach et qui est et demeure un des monuments majeurs de notre culture musicale. Il sera complété par des extraits du Messie de Haendel. L’ensemble sera interprété par les chœurs Vocalys et Aria dirigés par le spécialiste de la musique baroque qu’est Fernando Géraldès. Nous suivrons ensuite les pas de Sainte Thérèse d’Avila dont on vient de célébrer le 5ème centenaire, dans un spectacle avec des textes sur sa vie et des musiques de la Renaissance. Nous retrouverons ensuite Mozart avec les Vêpres d’un confesseur, confesseur de la foi qu’était Saint Jérôme. Des œuvres majeures de ce musicien que l’on disait “divin”, comme l’Ave verum et l’Exsultate complèteront ce programme.

Le lendemain, l’Ensemble Djanam nous emmènera sur les routes musicales des Balkans jusqu’en Georgie avec des chants populaires et rituels des différents peuples de cette région. Nous entendrons ensuite le Chœur Saint Ambroise qui viendra chanter Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus dans le répertoire de la Liturgie du Peuple de Dieu du père Gouzes après avoir accompagné la messe du festival le matin par les chants de ce même répertoire.

Entretemps, nous vous aurons proposé le très beau film de Zefirelli sur la vie de Saint François. Enfin, nous entendrons l’Ensemble Diabolus in musica, de renommée internationale, interpréter diverses musiques du temps de Saint Louis, c’est-à-dire, contemporaines de la collégiale. Le dernier dimanche nous entendrons un concert qui nous fera voyager dans l’histoire de la musique sacrée avec le Petit Chœur dirigé par Fabre Sansonetti.

Enfin, pour la Fête de la Musique, en clôture du festival, nous vous proposerons un concert-promenade dans la collégiale illuminée de bougies qui viendra compléter les visites-conférences proposées les dimanches précédents par des chants appropriés à chaque partie de la collégiale dans laquelle nous déambulerons. Nous espérons que vous souhaiterez vous joindre à nous pour vivre un Bon festival !

Michel Vauthrin

PietaL’Office des Ténèbres

Nous avons accueilli le soir du Vendredi Saint, un Office des Tenèbres qui a été partagé par un nombre croissant de personnes croyantes ou non qui ont pu apprécier le dépouillement et le recueillement favorisés par le climat propre à la collégiale ainsi que les musiques qui s’y sont déployées. Aux psaumes répondaient les lectures, aux lamentations grégoriennes répondaient les répons polyphoniques de Palestrina chantés par un chœur de jeunes professionnels – Lux Æterna – voués à interpréter ces répertoires dans des contextes liturgiques.

Merci à eux de nous avoir partagé leurs talents et permis de vivre encore un moment inoubliable de beauté sublime et de profonde émotion. Nul doute que nous continuerons à travailler avec eux pour des moments semblables.

Le saviez-vous ? Saint Georges

Télécharger la lettre n°2 – mars 2016

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Chers Amis, Bonjour,

Nous vous présentons, comme promis, le programme des prochaines Pâques Musicales. Nous souhaitons qu’elles soient des temps de partage de la Beauté dans le climat du Carême et de Pâques.

Comme vous le savez, un des temps forts en est l’Office des Ténèbres qui accueille des œuvres du répertoire musical qui lui sont consacrées souvent interprétées par des musiciens professionnels.

C’est bien le cas cette année où nous accueillons pour la deuxième fois l’Ensemble Lux Æterna qui se voue essentiellement à remettre les œuvres dans leur contexte liturgique pour lequel elles ont été conçues. C’est bien ce que nous proposons et sommes, d’ailleurs, les seuls à le faire, depuis 1991, dans la région et, sans doute, en France.

Michel Vauthrin

L’Office des Ténèbres

L’Office des Ténèbres est un très ancien office. Il est, en fait, toujours d’actualité dans les communautés monastiques et religieuses. Il est appelé aujourd’hui « Office des lectures » ou « matines » généralement chanté en vigiles ou nocturne. Il est constitué de 3 nocturnes, chacun composé de 3 psaumes, 3 lectures ou leçons et 3 répons.

Cette structure ternaire est évidemment une référence symbolique à la Trinité.

Nous proposons, depuis 1991, une version plus « légère » néanmoins basée sur une structure ternaire mais dont la durée est celle d’un seul nocturne; un peu moins d’ 1 heure.

Il ne s’agit pas d’une re-constitution passéiste mais d’une actualisation. Les psaumes et lectures sont en français. Mais, ce que ces offices ont de particulier, c’est d’intégrer des musiques composées à cette fin par de grands compositeurs.

Nous avons pu ainsi proposer des ténèbres entièrement grégoriennes, des ténèbres avec des compositeurs de la Renaissance ou de l’époque baroque, en gardant toujours certaines pièces grégoriennes chantées de tout temps.

Nous avons fait appel soit à de très bons amateurs, soit à des professionnels acceptant, très volontiers, de jouer le jeu. Ces offices sont pour nous un des temps forts de notre activité permettant de re-découvrir ces musiques dans le contexte pour lequel elles ont été conçues et où elles prennent toute leur dimension et leur sens.

Le jeu des lumières et des bougies du lucernaire qui sont éteintes progressivement plonge l’assemblée dans l’obscurité qui permet de mieux saisir le climat de la Semaine Sainte, où le Christ entre dans sa Passion et les Ténèbres recouvrent le monde.

Ces moments sont ouverts à tous, y compris aux non- croyants à condition qu’ils en respectent le climat et l’esprit.

Roi et Reine ?

Télécharger la lettre n°1 – décembre 2015

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Chers Amis, Bonjour,

Nous souhaitons désormais vous informer plusieurs fois par an de nos activités et projets. Le reproche nous a souvent été fait de ne pas vous prévenir assez tôt de nos programmes.

Tout d’abord, nous voulons nous réjouir et vous remercier du succès du dernier festival. En effet, les concerts du dernier festival ont vu une affluence très satisfaisante en ces temps de crise. L’Ensemble Jubilate nous a donné une excellente interprétation du magnifique Requiem de Fauré avec des moments sublimes, notamment le si célèbre “In paradisium”.

Les chanteurs du chœur Marani nous ont régalés de la vigueur de la tradition géorgienne et nous ont gratifiés d’une aubade après concert sur le parvis pour le plus grand plaisir de tous. La musique sacrée du “prêtre roux” fort bien défendue par la Gioia en costumes d’époque et aux chandelles nous a littéralement emportés à Venise au temps de Vivaldi.

Enfin, la magnifique Misa Tango, messe polyphonique moderne écrite par Martin Palmeri à la demande de son ami le Pape François alors qu’il n’était encore qu‘Archevêque de Buenos Airesa emporté l’enthousiasme des spectateurs à tel point que nous songeons à la faire revenir pour tous ceux qui souhaitent l’entendre à nouveau ou n’ont pas pu venir ce jour-là.

Il faut dire que cette œuvre a été magnifiquement interprétée par d’excellents artistes transportés par le dynamisme, la flamme, de Michel Piquemal notre ami de longue date qui retrouvait avec joie l’acoustique et le climat si particulier de notre collégiale… et son public si chaleureux.

Merci encore de votre intérêt. Aidez-nous à faire mieux connaître la collégiale et notre action.

Michel Vauthrin, directeur fondateur du Festival

VieCulturelle03A quoi sert un festival d’Art Sacré ?

Dans le contexte actuel, la gravité des événements peut faire paraître superflues toutes les activités culturelles. Dans un climat de peur, les rencontres culturelles sont aussi visées parce qu’elles sont des rencontres et des lieux de rassemblements.

Mais n’est-ce pas cela aussi qui est visé ? Il est aujourd’hui plus que jamais, sans doute, nécessaire de maintenir ces activités. Surtout quand elles s’inscrivent dans un patrimoine vivant qui est à la racine, quoi qu’on en dise, de notre culture. C’est bien cette culture imprégnée de christianisme qui est visée parce qu’elle est perçue comme chrétienne. Nos adversaires voient en la France le pays qui « porte la bannière de la croix ».

Beaucoup d’entre nous ne le perçoivent plus car les notions de respect et d’amour de l’autre nous semblent aujourd’hui naturelles et d’une certaine manière, logiques. Sans aller jusqu’à l’amour des ennemis, la plupart de nos concitoyens refusent de répondre à la violence par la haine. Nos valeurs dites « républicaines » sont, en fait, des valeurs chrétiennes reprises dans un contexte laïc mais même si elles se veulent universelles, nous savons bien qu’elles ne sont pas reconnues universellement.

Les Droits de l’Homme qui, au départ, voulaient s’affirmer contre les Droits de Dieu, ne sont, en fait, qu’une reprise de l’idée évangélique de l’égale dignité de tous les hommes face à Dieu.

L’idée, communément admise, que l’Amour est la valeur suprême pour les groupes humains vient encore de nos racines chrétiennes, même si la vision actuelle de l’amour est quelque peu réduite.

C’est pourquoi il est nécessaire et essentiel de revenir à nos racines pour nous y nourrir de ce qui fait le sel de notre civilisation, de notre culture et de notre art de vivre car cela fait bien partie de ce qui nous constitue.

L’Art et l’Art Sacré plus que tout autre nous y replonge d’emblée comme en sa source. Oui, les activités culturelles sont plus que jamais nécessaires. Oui, la musique qui célèbre et propage l’harmonie est plus que jamais nécessaire. Oui, la musique sacrée, patrimoine vivant qui nous parle d’éternité, est plus que jamais vitale pour aujourd’hui, pour notre aujourd’hui.

M.V.